corps et graphes

corps et graphes
L'or et la soie vermeille, là, ici, tout bas.
L
es plumes sous les jasmins, la vie en eurythmie.
Ell
e s'evertue, soupire puis croque.
S'o
uvre alors sous son coeur un tourbillon. Vibrations, vertiges et envies.

L
ourds, l'atmosphère se moque et les ombres macabres jouentticuleusement, d'une lenteur insoutenable. Elle rit.
Le
s poussieres entament leur ascension légère au travers des faisceaux de lumière.
Elle oeuvre et s'oublie dans le cortege encore, en corps...

*
# Posté le vendredi 02 mai 2008 19:19
Modifié le jeudi 22 mai 2008 16:45

j'hume elle

j'hume elle
Elle sort de l'immeuble, prend la sortie du square par l'escalier. Elle s'arête au croisement, refait ses lacets, puis repart. Elle se dirige vers son arrêt de bus. Les mecs c'est pas normal il est 3h23 il n'y a pas de bus à cette heure-ci. Elle s'assied, elle enlève son manteau. Il fait 3,6°C. Elle est en nuisette, son téléphone est resté sur la table basse. Elle regarde autour d'elle, elle pleure.

Ell
e sait tout ce qu'elle ne devrait pas, elle connaît le bruit de la pluie par coeur et son odeur sur le goudron. Son parfum, le coton neuf et le cuir humide. Les lampadaires, petites loupiotes extravagantes pour quelque passant malhonnête à cette heure ci ! Il est là, à quelques pas d'ici, sûrement tapis bien au chaud dans son véhicule banalisé. "Quel pied !" pense-t-elle. Voilà sa peau qui frissonne. "Ah! non chut je t'ai trop écoutée". Elle est pathétique et elle le sait, mais quelle importance. Elle est presque nue, il la voit nue, tous la voient nue. Qu'a-t-elle de si précieux à cacher de toutes manières ? Un amant, des grains de sables et un vieux cerf-volant chinois. Depuis qu'elle est assise, elle est traversée de petits sanglots mais ne semble pas s'en rendre compte. Ses yeux au milieu du vague s'arrêtent sur quelque chose, une petite lumière rouge qui clignote derrière le carrefour-bas. Il est là; dans toute la rue, ils ne sont que deux; seuls au monde.

*
# Posté le dimanche 20 avril 2008 22:01

Fatum

Fatum
La peau sèche, le miroir et la pluie :
Voici trois ennemis, envoyés du temps,
Qui s'animent sournoisement,
Broyant lentement l'espoir et la vie.

Les Autres, comme s'il s'agissait d'une humanité déchue sans autre coeur qu'une ventouse à rage.
Les Oiseaux, comme me suppliant de les rejoindre dans leur ronde funeste. Ils me désignent l'Astre entre deux éclats d'ailes.
Et cette eau qui coule dans l'encore sintillant, bouillonant soit de rage ou de joie.
L'oeil vide, déjà plongé dans le tourbillon fumant se voit toute lumiere et délivrance aspirées vers le gouffre.

La peau sèche, le miroir et la pluie :
Désormais ennemis ne sont plus,
Car le vent venu après qu'il ait plu
A trouvé en mon coeur la place d'un ami.
*
# Posté le mercredi 20 février 2008 17:20
Modifié le mercredi 20 février 2008 18:19

serres chaloupées.

serres chaloupées.
Exaspérée, des ces mécanismes primaires aux rouages aussi serrés que les liens qui m'entourent la taille et me coupent le soufle. Ils hurlent et respirent comme un seul monstre hideux, et leur plainte s'élève depuis le dessous de la terre, elle même féconde d'immondes toiles suffocantes.
Une paroie de verre globuleuse glacée me sépare des êtres qui me sont chers. Je sombre, l'étouffement me fait vivre par breves séquences et le néant s'approche à chaque éclair de ténèbre. Le froid, il s'immice lentement, s'approprie chaque parcelle de mon échine pour s'approcher de ma nuque et savourer les gémissements haletants.
Les tremblements depuis le bout de mes jambes jusqu'aux épaules se transforment en convulsions, les maux, la douleur, l'étouffement m'emportent quand dans un dernier regard lancé à la loupe floue, je vois les traitres ricaner, une lueur rouge sang dans leurs yeux.
*
# Posté le mercredi 06 février 2008 07:06
Modifié le dimanche 10 février 2008 14:42

Tu me connais

Tu me connais
Tu me sais, voyou brigand ! Tu sais ce que je suis et ce que je vaux, et tu gardes tes yeux plantés sur moi dans un silence impénétrable. Tu me juges dans tanombre froide et profonde, et tu as raison.
T
u as raison, tu sais exactement quand mes caprices s'élèvent en secret et quand lesir tréssaille sans que la moindre ride ne me trahisse. Tu sais deviner les palpitations du corps que j'habite et que je crois maîtriser.
Tu n'as pas eu besoin de m'apprendre tu me connais point barre !
Tu
me prends tout sans que je ne manque de rien. Ton silence te caractérise. Et l'hystérie, de te savoir là à me regarder, me mettre au pied du mur devant tout ce qui n'est pas.
Des ruses, des mensonges et des liens ...
T
u prévois déjà mes faiblesses et mes vices, tu arranges toujours les choses comme elles doivent être : prévues, sans bavures (même les bavures sont artificielles).
C'est toujours une opposition, un duel allant d'escarmouches idiotes aux affrontements sans pitié. Alors je dis stop !
J'
abandonne, essuyant mes larmes de rage dans un mouchoir blanc, observée, épiée.

Je vis.
# Posté le dimanche 06 janvier 2008 18:07
Modifié le jeudi 10 janvier 2008 13:09